ACTIVITES ARTISTIQUES et SCIENTIFIQUES à la maternelle



ACTIVITES ARTISTIQUES et SCIENTIFIQUES à la maternelle
Stage R3


Ce stage, s’est inscrit dans un programme transdisciplinaire visant à éveiller l’intérêt pour le sujet, à travers un dialogue.

« Il arrive, quand elle dépasse les artifices qui l’entourent, que la science devienne philosophie. De même que l’art se fait pensée ».

Un choix  interactif de « disciplines » semblables, une conduite de stage.

Ce qui est commun à l’art et à la science ? La création. Voire la démesure, car c’est elle qui caractérise la créativité. Démesure de la parole et du son, de la couleur, du dessin et des formes dans l’art.

Démesure de l’hypothèse scientifique, qui déborde le réel. L’objectif de l’acte créateur, artistique ou scientifique ? Dépasser la réalité.

L’art dit l’infinie variété des expressions du réel, impossible à capter par nos sens. Nous savons seulement que ces expressions ne constituent que des maillons d’une chaîne complexe, qu’il s’agisse de science ou d’art.

« Il faut chercher à voir ce que l’autre n’a pas vu, penser ce que l’autre n’a pas pensé ».

Malraux  énonçait dans un texte de 1936 sur l’héritage culturel: « la force convaincante d’une œuvre …est dans la différence entre elle et les œuvres qui l’ont précédée ». Il a illustré ce propos par Giotto, mais aurait bien pu évoquer la théorie de la relativité.

Le véritable artiste impose sur un autre plan certes la même discipline, la même rigueur que le scientifique, bien que son matériau et sa visée soient constitués par l’émotion. Affect n’est pas synonyme de flou.

La création qu’elle soit de science ou d’art est un long parcours. D’aucuns disent que pour créer, il faut être jeune (cycles 1 et 2), mais ce n’est pas toujours vrai. L’âge n’est pas forcément une source d’inhibition; il peut, au contraire, grâce à l’expérience, nourrir le jugement. On admire Mozart pour sa précocité. Mais tout aussi admirable est le créateur mûr qui exprime, par un tableau, une forme ou une formule mathématique, une sérénité, une synthèse, une sagesse ou même, simplement, qui pose correctement une question, celle de notre condition.

On le comprendra il n’est pas de pure évidence, ce à quoi l’Autre ne peut rien ajouter. Il est préférable que chacun ait la possibilité d’être coauteur, que son regard soit partie prenante de l’œuvre.

Ce stage permet de construire des projets directement en prise avec «l’image» et sa diffusion ce qui conditionne la perception qu’en a chacun aujourd’hui. Offrir donc la possibilité d’aborder des thèmes d’actualité à travers le rôle de l’image dans la société. Les techniques présentées seront un support de réinvestissement pédagogique pour les enseignants.(voir détail grille).

Cette formation se propose d’ouvrir la réflexion sur les multiples dispositifs mis en place d’une part par les musées pour favoriser la rencontre avec l’œuvre d’art et d’autre part préparer les enseignants aux différents projets culturels et/ ou scientifiques.

Les termes de dispositifs et outils sont à prendre ici dans une large acception et de manière non exhaustive : objets, fiches, attitudes, ... . Il s’agit d’outils pouvant être utilisés aussi bien avant que pendant ou après la conception de projets artistiques et de visites dans une structure culturelle. Tous les types de musées: archéologique, historique, FRAC, , etc., mais aussi les centres d’art ou les autres lieux d’expositions, sont concernés.

Le stage a proposé:
  • de repérer et de répertorier les approches les lectures possibles d’une exposition des structures culturelles et artistiques qui sont aussi des documents scientifiques.

  • de croiser ces lectures et d’analyser les différents types de documents écrits qu’elles suscitent.

  • d’éduquer le regard : l’éducation sensible de l’élève mais aussi la diversité des points de vues sur l’art, la pluralité des approches des œuvres…

  • de transférer les moyens pour faire revivre les outils, les faire perdurer ou élargir leur utilisation. Mais aussi les moyens de mettre en valeur les traces des visites et de les prolonger au delà des limites du musée ou d’une œuvre d’Art.

  • de regrouper des « banques de données » : projet de regroupement, de mutualisation des différentes ressources d’œuvres.

  • des ateliers thématiques: chaque enseignant a participé à des ateliers. Cette expérimentation a été prolongée par la présentation d’outils et a donné lieu à des échanges de pratiques: grilles de références communes. Chaque thème a été abordé de manière volontairement transversale dans le souci de prendre en compte la pluralité des cycles et la diversité du terrain.

Conclusion :

Un diagramme a été proposé à chaque stagiaire avec des axes de (0à 6) afin que les formateurs puissent visualiser rapidement le bilan du stage.

Les points suivants étaient mentionnés:

  • évaluation diagnostique

  • évaluation formative

  • évaluation à l’issue du projet


stage_r3_mater_janv_09_bis.pdf Grille du stage  (110.71 Ko)



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