Adaptation Scolaire et Scolarisation des élèves Handicapés en Corse du Sud

Site internet hébergé dans l'académie de la Moselle


" Pour PREndre en charge la difficulté à l'école "
Ce site institutionnel est très bien réalisé et comporte un grand nombre d'informations susceptibles d'aider les collègues confrontés aux problèmes de la difficulté scolaire.

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous.

http://www3.ac-nancy-metz.fr/iamoselle/ppre/


Bonne lecture !








Rédigé par JLM IEN_ASH le 05/09/2011 à 12:01

Aide à l'apprentissage


a) Synthèse scientifique :

La dysphasie doit être inscrite dans l'ensemble des perturbations
développementales qui gênent l'enfant dans sa construction d'un être social et
affectif. La particularité de la dysphasie tient au fait que les obstacles
majeurs qui s'opposent à cette construction résident dans la qualité de
l'équipement linguistique qui empêche le langage de jouer ses rôles de
médiateur privilégié de la relation et de support de la pensée.
Certains chercheurs parlent de déviance linguistique : le sujet ne parle pas
moins, ni comme un sujet plus jeune ; il parle différemment. Du fait des délais
normaux de mise en place des fonctions linguistiques chez l'enfant, le
diagnostic de ces troubles n'est pas possible avant l'âge de 3-4 ans. Il n'existe
pas encore de consensus sur la physio-pathologie des différentes dysphasies,
leurs étiologies, les limites de leurs définitions.

On s'accorde, semble-t-il, sur les différents symptômes. Ainsi on distingue
essentiellement des dysphasies d'expression (le trouble prédomine sur les
voies de "sortie"), et des dysphasies de réception (le trouble prédomine sur les
voies de la compréhension, les voies d'"entrée" du message linguistique).
Les dysphasies d'expression se traduisent par des difficultés qui touchent
les trois grandes fonctions expressives :

- la recherche et la récupération des mots en mémoire (indisponibilité
ponctuelle des mots) ;
- l'organisation automatique des mots en phrase (parler "style télégraphique",
réduction linguistique) ;
- la mise en sons des mots, la programmation puis la réalisation des différents
sons nécessaires à la production sonore de l'énoncé (suite séquentielle des
sons du langage rendant inintelligible la parole de l'enfant).

Le prototype des dysphasies de l'enfant est souvent considéré comme la
combinaison de l'altération des deux dernières fonctions précitées.
Cette dysphasie, outre le trouble expressif oral majeur, induit toujours des
troubles encore plus marqués en langage écrit (du fait des exigences
particulières de l'écrit en matière de syntaxe et de phonologie), engendrant
des échecs scolaires précoces (début du primaire) et massifs. Aussi, outre la
rééducation visant à l'amélioration des capacités communicationnelles, des
stratégies spécifiques d'apprentissage de la lecture/écriture doivent être
mises en oeuvre, sous peine d'aboutir à un "illettrisme" (illettrisme structurel
d'origine linguistique).

D'autres troubles spécifiques sont souvent associés, qui font partie
intégrante de la pathologie dysphasique, par exemple : un déficit des activités
séquentielles autres que phonologiques (rythmes, notions de temps), ou un
déficit de la mémoire de travail (mémoire à court terme, empan mnésique).
Mais dans tous ces cas, la compréhension linguistique est préservée, et
l'enfant cherche à établir la communication par tous les moyens possibles
(gestes naturels, regards, démonstrations, attitudes, mimiques, dessins,).
Les dysphasies de réception sont plus rares mais aussi beaucoup plus graves
puisqu'elles touchent les capacités de décodage des sons à valeur
linguistique : elles compromettent donc la compréhension du langage et la
constitution même de la langue : par voie de conséquence, ces enfants sont
généralement sans expression orale.

Par ailleurs, il arrive que les enfants soient atteints simultanément de divers
troubles : ces associations ne sont probablement pas fortuites, mais leur
étiologie reste souvent inconnue. Chacune constitue de fait une configuration
rare, qui nécessite un inventaire précis des compétences et incompétences de
chaque enfant, et qui motive une adaptation très individualisée du projet et
des modalités de prise en charge.

On peut citer :

- dysphasie et dyspraxies (troubles de la conception et de la réalisation du
geste, d'origine cérébrale, sans paralysie ni trouble moteur périphérique) ;
- troubles mnésiques dans toutes les modalités auditivo-verbales et visuelles ;
- troubles neurovisuels graves (agnosie visuelle) ;
- surdité.

b) Définitions conventionnelles :

Les dysphasies, jamais ainsi dénommées, sont répertoriées dans trois systèmes
communément admis de classification des troubles.
L'Organisation Mondiale de la Santé dans la classification statistique
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (10ème révision
: C.I.M 1O) retient les troubles spécifiques de la parole et du langage comme
des troubles dans lesquels "les modalités normales" d'acquisition du langage
sont altérées dès les premiers stades du développement. Ces troubles ne sont
pas directement attribuables à des anomalies neurologiques, des anomalies
anatomiques de l'appareil phonatoire, des altérations sensorielles, un retard
mental ou des facteurs de l'environnement. Les troubles spécifiques du
développement de la parole et du langage s'accompagnent souvent de
problèmes associés tels des difficultés de lecture et d'orthographe, une
perturbation des relations interpersonnelles, des troubles émotionnels et des
troubles du comportement.

Ils incluent, entre autres, le trouble spécifique de l'acquisition de
l'articulation, le trouble de l'acquisition du langage de type expressif, le
trouble de l'acquisition du langage de type réceptif.
L'association de psychiatrie américaine dans le D.S.M. IV regroupe sous la
rubrique de la section du trouble du développement, les troubles du langage et
de la parole : articulation, langage expressif, langage réceptif.
En France, la nomenclature des déficiences, incapacités et désavantages,
inspirée étroitement de la classification internationale des handicapés
proposée par l'O.M.S. retient la définition des déficiences du langage et de la
parole comme une déficience du mode de communication lorsqu'elle n'est pas
due à une déficience intellectuelle. Ainsi un trouble du langage est une
déficience qui peut être responsable d'une incapacité, l'incapacité de
communication, pouvant entraîner un désavantage (traduction de handicap en
anglais) tel une situation de non-intégration sociale.

c) Ce qu'il faut retenir :

- Au-delà de l'inexistence d'un consensus scientifique sur l'étiologie, la
physio-pathologie, les définitions des différentes dysphasies, il semble
qu'un accord se dégage sur les sqmptðmEs permettant de distinguer deux
grands types de dysphasie : réception - expression.
- Chez chaque enfant et chez un enfant à différents âges, il existe de
multiples combinaisons des atteintes phonologiques lexicales ou
syntaxiques en compréhension ou en production, constituant un tableau
propre à l'enfant et conduisant à des solutions rééducatives et
pédagogiques différentes.
- Il semble admis que la dysphasie soit un trouble structurel et que le
retard de langage soit un trouble fonctionnel susceptible de s'amender
grâce à une optimisation des conditions de stimulation.
Rédigé par JF ETTORI le 24/03/2009 à 11:29

Aide à l'apprentissage


Définition :

La dyspraxie est une pathologie de la conception, de la planification (organisation séquentielle), et / ou de la réalisation, des gestes appris : faire du vélo, écrire, découper.

Il s'y ajoute la maladresse du regard, l'enfant « voit » bien mais a du mal à traiter les
informations visuelles : le repérage visuel est lent, désorganisé et donc peu efficace.

On parle aussi de T.A.C : troubles de l'acquisition de la coordination motrice qui interfère de
façon significative avec la réussite scolaire ou les activités de la vie courante.
Il n'y a ni insuffisance d'apprentissage, ni déficit mental, ni trouble psycho affectif grave.
Malgré les répétitions, l'enfant reste en difficulté dans l'automatisation des tâches banales
dont le résultat requiert une attention considérable et entraîne une fatigue croissante. Il va
progresser mais restera toujours en décalage par rapport aux autres.
Signes d'alerte repérables dans la classe :
La présence concomitante de plusieurs difficultés, l'absence d'amélioration significative
dans le temps, et enfin la variabilité des résultats de l'enfant doivent alerter l'enseignant.

Difficultés dès le passage à l'écrit dans toutes les matières. La dysgraphie est le signe
prédominant, l'écriture est maladroite, irrégulière, illisible, parfois impossible, les
lettres peuvent varier dans leur exécution, leur orientation, leur taille, leur graphie
(script, cursive, capitale) d'une fois à l'autre. L'interligne n'est pas respecté.
L'écriture n'est jamais automatisée et demande à l'enfant un effort important.

Déséquilibre entre la compréhension orale satisfaisante et les résultats observés à
l'écrit.

Signes de fatigue visuelle : se frotte les yeux, se plaint de mal y voir...

Difficultés pour extraire efficacement des informations dans un environnement visuel
chargé : repérage au tableau, sur fiche ou dans la classe.

Difficultés pour s'organiser spatialement et séquentiellement dans la classe, en
motricité, dans son travail sur la table et sur sa feuille (ranger et trouver ses affaires,
mémoriser une danse, un parcours, participer à un jeu collectif, ouvrir à la bonne
page repérer les exercices...).

Le travail est peu soigné, les réponses sont mal disposées sur la feuille, pas
d'anticipation de l'espace nécessaire pour écrire (mots mal segmentés, tassés en bout
de ligne ou en bas de page.)

Maladresse motrice (sauter, courir, attraper...).

Difficulté à s'installer de manière adaptée, de trouver une posture confortable pour
travailler efficacement (mal assis, bras ballant...). La manipulation d'outils scolaires
est laborieuse : règle, ciseaux, compas.

Difficulté à gérer plusieurs tâches (regarder, écrire, écouter, répondre...).

Enfant non autonome (qui travaille mieux en relation duelle).

Enfant très fatigable et lent dont les performances sont directement liées à la
présentation du travail proposé (tableau double entrée, texte dense...).

Difficulté à se concentrer et être attentif, lorsqu'il y a du bruit et des mouvements
autour.

Age du repérage (indicatif)
Dès la moyenne section, s'il existe une maladresse anormalement importante ou un refus
pour les activités suivantes :
découpage, modelage, collage, coloriage, dessin, construction, puzzle, gommettes, labyrinthe,
graphisme...
S'il a besoin d'aide pour s'habiller, se laver, s'essuyer.

Troubles et difficultés associés possibles
Dyslexie/ dysorthographie
Dysphasie
Dyscalculie
Troubles attentionnels / Hyperactivité.
Difficulté de repérage dans le temps et l'espace.
Trouble de la mémoire.
Troubles psychologiques : mauvaise estime de soi, dévalorisation, culpabilisation,
retrait ou agressivité...
Difficulté articulatoire.
Difficulté à percevoir l'environnement sensoriel et corporel : le toucher, les
différences de températures, la douleur, les besoins physiologiques (la faim, la soif, la
satiété...).


Cf. Inspection académique du Gard
Rédigé par JF Ettori le 24/03/2009 à 11:26

Aide à l'apprentissage


Des pages sont issues du Bulletin National de Liaison entre les Associations Membres d’Apedys France (Fédération des Associations de Parents d’Enfants Dyslexiques de France) OCTOBRE 2000, NUMERO 04.

Ce dossier a été rédigé par un comité pluridisciplinaire comprenant des parents, des enseignants, des psychologues et des orthophonistes.
Les rubriques “Apprentissage” et “Que faire, comment les aider” ont été élaborées avec le concours des enseignants qui ont généreusement détaillé nombre de leurs “Observations, méthodes et astuces”.

::: Se documenter

Restitution du séminaire Cognisciences 6 avril 2008
Petit bilan de la journée du 19 mars 2008 à Annemasse avec M Zorman :restitution du séminaire Cogni-sciences

Troubles du langage oral et écrit : Comment les prendre en compte, 11 juillet 2008

Prévention à l’école maternelle, 11 octobre 2005

L’élève dyslexique au primaire, 13 octobre 2005

L’élève dyslexique au collège, 13 octobre 2005

Apprentissage de l’anglais par des élèves dyslexiques allemands, 13 octobre 2005

Conditions particulières de passation d’examens scolaires pour les élèves dyslexiques, 13 octobre 2005

Spécificités des difficultés scolaires des enfants dyslexiques, 13 octobre 2005

Une expérience d’adaptation scolaire pour dyslexique, 7 mai 2007

11 fiches sur les troubles des apprentissages (Savoie), 15 juillet 2007
Rédigé par JLM IEN_ASH le 24/03/2009 à 11:19

Dépistage


::: Introduction

Le regard du professionnel de l’enseignement, qu’est le maître de la classe, conjugué à celui des membres du Rased, permet de repérer les élèves présentant des signes d’alerte. Il est alors indispensable que, dès ce moment, soient engagés avec les parents les échanges nécessaires afin de les informer et de les associer aux démarches d’aides entreprises au sein de l’école.
À partir de ce repérage, un médecin de PMI ou un médecin de l’éducation nationale, selon l’âge de l’enfant, effectue un dépistage qui peut intervenir dès la maternelle. Un second dépistage sera organisé dans les mêmes conditions, auprès des enfants de 5-6 ans, par le médecin de l’éducation nationale.

À l’issue des investigations réalisées en milieu scolaire, les parents sont invités, si nécessaire, à consulter pour leur enfant des professionnels de santé afin qu’un diagnostic soit établi. Ce diagnostic, pluridisciplinaire, s’appuie toujours sur un bilan médical, orthophonique et psychologique.

Ces bilans peuvent être faits en ville auprès de professionnels de santé ou, pour les cas complexes, dans des centres de référence hospitaliers dont la liste établie par la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS) sera régulièrement publiée par le Comité français d’éducation pour la santé (CFES.

Le diagnostic de dyslexie doit être le fait d’un professionnel. En effet, les troubles de l’apprentissage et les troubles présentés par les dyslexiques sont très proches pour des causes différentes et nécessitent des remédiations différentes.

::: Aller plus loin
Troubles du langage oral et écrit : Comment les prendre en compte ?

Langage : compétences attendues, signes d’alerte, axes de travail
Rédigé par JLM IEN_ASH le 24/03/2009 à 11:16
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