Lycée Giocante de Casabianca

Vendredi 18 Août 2017

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Historique de Giocante de Casabianca (1788 - 1798)

Depuis son installation dans la vallée du Fango en 1976, notre lycée porte le nom d’un jeune garçon,
mort en héros, à la bataille d’Aboukir, en août 1798


Giocante de Casabianca
Giocante de Casabianca
L’histoire du petit Giocante est à la fois fascinante et désolante. Son père est un homme remarquable. Luce de Casabianca, né à Vescovato en 1762, est le descendant d’une illustre famille de caporaux et de riches propriétaires. Officier de Marine avant la révolution, il s’illustra lors de la guerre d’indépendance américaine, à la bataille de Chesapeake. Comme d’autres glorieux anciens de cette guerre, il s’enflamma pour les idées révolutionnaires. Il représenta la Corse à la Convention, puis au Conseil des Cinq Cents. Il réintègre la Marine en 1798. Il est sans doute un des inspirateurs de la campagne d’Egypte, pour laquelle il accepte un commandement. Capitaine du plus beau navire de la flotte française, l’Orient, il subit l’attaque anglaise. Son navire est incendié, il décide conformément aux traditions de la Royale, de mourir stoïquement à son poste. Son fils Giocante est présent à bord. Il a douze ans. Il est moussaillon. Il choisit d’accompagner son père dans la mort. La mémoire de Luce de Casabianca a toujours été honorée par la Marine Nationale. Depuis 1798, un bâtiment porte son nom. Le plus fameux ayant été le sous-marin dont la tourelle érigée en monument témoigne des combats de la Résistance, face au port de Bastia. Le petit Giocante lui a connu la postérité littéraire. Tous les jeunes anglais ont appris le poème de Félicia D. Hemans (1793-1835), Casabianca ou The boy stood on the burning deck : The boy stood on the burning deck Whence all but he had fled; The flame that lit the battle's wreck Shone round him o'er the dead. On peut suivre la trace du petit Giocante dans les œuvres littéraires jusqu’à aujourd’hui. Le romancier américain William Dietrich, Prix Pulitzer, raconte longuement dans son best-seller, les pyramides de Napoléon, paru chez Pocket, la pathétique mort de Giocante.

Buste de Luce de Casabianca par Augustin COURTET (1872)
Buste de Luce de Casabianca par Augustin COURTET (1872)




              
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